Billet

Publié: 13/01/2015 dans Uncategorized

C’est toujours dans l’absence qu’on mesure combien on aimait,
Que grimpe en nous la conscience, mieux vaut tard que jamais
Les libertés sont des vases de porcelaine, pas des acquis
Conquises par ceux qui tombent sous des balles, ceux qui prennent le maquis

On continuera à croire ou non aux dieux, et à rire de tout
Sans se sentir otages de la violence et des tabous
Ça fait chaud au cœur de voir les rues que nos foules ont noircies
Et nos convictions qu’on croyait mortes, elles étaient juste enfouies
Pourvu que les unions sacrées ne soient pas feux de paille
Que les ballons ronds ne soient pas les seuls à rassembler, mais aussi les grandes batailles

Si tant est qu’on puisse tirer la moindre leçon dans le chagrin
Elle pourrait être d’occuper le terrain
Insoumission totale aux dents de la censure
Dans nos dessins, nos chansons, nos écritures
Ne pas laisser confisquer les débats qui s’annoncent par les Zemmour
Et en première réponse au sang, poser des actes d’amour
Désamorcer la barbarie par le dialogue et le lien
En voisins de palier déjà, pas besoin d’aller bien loin
Il y a plein d’enfants perdus en France qu’on laisse macérer dans leur coin
On ne nait pas meurtrier, on le devient

Et quand le temps aura coulé sur les terrasses de nos cafés
Puisse ce qui nous rassemble aujourd’hui ne pas s’effacer
Que nous ayons mis de l’humain au cœur, et du cœur à la lutte
La plus grande réponse à la terreur est de bâtir un monde plus juste

KWAL

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